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Le dollar américain a partiellement perdu l’avantage qu’il avait acquis à la fin de la semaine dernière.
Le dollar a reculé face à l’euro et à la livre après que les États-Unis ont mis fin à près de deux semaines de frappes contre l’Iran. Les signes de désescalade ont rapidement modifié le sentiment du marché, car la menace de perturbations de l’offre via le détroit d’Hormuz avait auparavant poussé les capitaux vers les actifs refuges. Une fois les tensions retombées, le besoin de valeurs refuges s’est partiellement estompé et les traders ont commencé à revenir vers des instruments plus risqués, ce qui a sapé la vigueur récente du dollar. Pour l’euro et la livre, l’apaisement des tensions a apporté un soutien notable. Le retour de l’appétit pour le risque et la réduction de la prime géopolitique intégrée dans le dollar ont permis aux deux devises européennes de se renforcer. Les paires EUR/USD et GBP/USD ont ainsi corrigé une partie de leurs pertes dans le sillage du repli du dollar, mais l’ampleur de leur hausse dépendra de la durée de cette trêve.
Aujourd’hui, la première moitié de la séance sera chargée pour l’euro, avec en point de départ les indicateurs IFO en provenance d’Allemagne — évaluations du climat des affaires, de la situation actuelle et des anticipations économiques. Ces indicateurs reposent sur des enquêtes menées auprès des entreprises allemandes et reflètent leur sentiment quant à la situation présente et aux perspectives. L’Allemagne étant la plus grande économie du bloc, ils constituent un baromètre important pour l’ensemble de la zone euro. Le tableau sera complété par les données sur le crédit au secteur privé et sur la dynamique de l’agrégat monétaire M3, qui montrent à quel point la monnaie circule activement dans l’économie et si la demande de crédit progresse.
Des chiffres solides permettront à l’euro de poursuivre sa hausse face au dollar dans la première moitié de la journée. Des évaluations favorables du climat des affaires et un vigoureux « impulsion de crédit » renforceront les anticipations d’un resserrement de la politique de la Banque centrale européenne et donneront un coup de pouce à l’euro. Des données faibles, en revanche, pourraient interrompre l’élan haussier et ramener la paire EUR/USD vers une dynamique plus prudente ; l’issue dépendra donc largement de la capacité des chiffres à être en ligne avec l’optimisme du marché.
Concernant la livre, la direction dans la première moitié de la journée sera donnée par les chiffres des ventes au détail de la Confederation of British Industry. Cet indicateur est fondé sur des enquêtes auprès des détaillants et reflète la dynamique des ventes dans le commerce de détail ; comme il est publié avant les statistiques officielles, le marché l’utilise comme un signal avancé de l’état de la demande des ménages. Des ventes au détail robustes témoignent de la confiance des consommateurs britanniques et soutiennent indirectement les anticipations d’un resserrement de la politique de la Bank of England, ce qui joue en faveur de la livre. De bons chiffres peuvent donc aider la paire GBP/USD à poursuivre sa progression dans la première moitié de la journée. Si les données dépassent les attentes, la devise britannique pourrait disposer d’une base pour prolonger son récent redressement face au dollar. À l’inverse, un résultat décevant calmerait cet élan et ramènerait la livre à une dynamique plus prudente.
Si les données sont conformes aux prévisions des économistes, il est préférable d’agir sur la base d’une stratégie de Mean Reversion. Si elles s’écartent nettement à la hausse ou à la baisse des attentes, l’utilisation d’une stratégie de Momentum serait la plus appropriée.